Sminthurus viridis
(Linnaeus, 1758)
- Fiche publiée le :
- Dernière mise à jour : 15/06/2026
- Catégorie : Collembole, Fiches informatives
- Famille : Sminthuridae
Sminthurus viridis est un collembole globuleux de l’ordre des Symphypleona, très commun dans les milieux herbacés de France. Reconnaissable à sa silhouette arrondie et à sa coloration verte à jaunâtre, il mesure entre 2 et 3 mm et se camoufle avec efficacité dans les pelouses, les prairies et la végétation basse.
Il est doté d’une furca, organe sauteur lui permettant de bondir pour échapper aux prédateurs.
L’espèce est un choix intéressant pour les naturalistes et les photographes macro souhaitant tirer le portrait d’un représentant typique des Symphypleona des jardins et prairies françaises.
Description de l'espèce
Classification
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Embranchement
Arthropoda
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Sous-Embranchement
Hexapoda
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Classe
Collembola
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Ordre
Symphypleona
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Famille
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Sous-Famille
Sminthurinae
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Genre
Taille moyenne
Habitat
Origine
Nom scientifique
Synonyme(s) :
Nom vernaculaire
- Collembole du Trèfle
- Lucerne-flea (Puce de la luzerne)
Étymologie
L’épithète spécifique viridis (du latin viridis, « vert, verdoyant ») fait référence à la coloration verte caractéristique de cette espèce.
Quelques mots sur ce collembole
Cette espèce très commune en France est assez grande et arbore une coloration verdâtre qui lui offre un camouflage parfait dans la pelouse des jardins et dans les prairies. Il existe de nombreuses variantes colorées chez cette espèce, que vous pourrez découvrir dans la base de données du site au fur et à mesure des mises à jour et des créations.
Le motif général peut varier et présenter des taches de couleurs variables, donnant un aspect très changeant. Lors de mes échanges de photographies et d’informations avec le regretté Frans Janssens, il m’avait indiqué que les taxonomistes avaient arrêté de tenter d’identifier toutes les variations de cette espèce. Vous pourrez néanmoins en découvrir quelques-unes sur le site dont le rang taxonomique est accepté. Par ailleurs, lors de cette conversation, il m’avait partagé l’illustration de Stach (1967) qui avait tenté d’élaborer les motifs types chez cette espèce. Je vous la partage en suivant ce lien sur Collembola.org.
Pour identifier l’espèce avec plus de certitude, essayez de photographier le collembole en vue dorsale et caudale. L’abdomen est fortement rebondi et le quatrième segment des antennes est très long, avec de nombreux anneaux.
Morphologie :
Motif :
Couleur dominante :
Couleur secondaire :
Statut identification
Statut de l'espèce
Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.
Détails morphologiques
Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.
L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

Caractéristique de la cuticule
Lisse
La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

Aspect des soies
Fines et courtes
Les soies sont des filaments composées de chitine. leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie.

Aspect des ocelles
ocelles noires
Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères important dans leur identification.
Critères d'identification
L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.
Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.
Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources, à interpréter avec prudence.
Dimorphisme chez le mâle et la femelle
Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.
Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.
Photo d'un mâle
La papille génitale est ici bien marquée et visible sous le petit abdomen 5. Elle possède une couronne de soies circumgénitales (Janssens, 2018).
Photo d'une femelle
La femelle ne présente pas de papille génitale visible sur cette vue photogaphique. Cette dernière est en générale moins enflée que chez le mâle . Afin de mieux la visualiser, il convient d’obtenir une vue ventrale très détaillée à l’image de celle qui illustre l’espèce Sminthurus leucomelanus.
Observation de l'espèce
Répartition géographique
L’espèce est originaire d’Europe (Eurasie), mais a probablement été introduite par l’activité humaine en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud et sur les continents américains. Cette large répartition géographique à travers le globe en fait aujourd’hui une espèce cosmopolite.
Note personnelle sur sa localisation
J’ai eu l’occasion de rencontrer cette espèce très commune presque à chaque fois que j’ai cherché des collemboles, dans l’Ouest, le Sud et le Sud-Est de la France. Un simple carré de verdure lui suffit, et elle semble encore plus présente quand les pissenlits et les trèfles y sont bien implantés.
Ecosystèmes & Substrats
Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.
Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.
Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.
Ecosystème
Substrat de vie
L’espèce est très commune dans les prairies riches en herbes grasses, ainsi que dans les pelouses de jardins. D’ailleurs, je vous invite à mettre en place une tonte de pelouse raisonnée, la biodiversité végétale et animale ne s’en porte que mieux.
Les collemboles au même titre que les insectes profiteront des bénéfices rapidement. Sa taille, parmi les plus importantes chez les collemboles globuleux de la faune française, la rend relativement facile à observer. En y regardant de plus près, on peut voir ces petites boules vertes bondir grâce à leur furca, organe propulseur.
Phénologie - Quand observer cette espèce ?
Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce
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Mon observation par mois de l'espèce
Sminthurus viridis est un collembole que j’observe toute au long de l’année, mais il est plus facile de le trouver en plus grand nombre, et parfaitement mature durant les saisons de printemps et d’été.
Jan.
Fév.
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Mars
Avr.
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Mai
Juin
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Juil.
Août
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Sept.
Oct.
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Nov.
Déc.
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Note de terrain et conseils photos
Cette espèce est relativement facile à photographier et reste souvent immobile lors d’une approche en douceur. Sensible aux variations de lumière et aux vibrations, il nécessite une progression lente pour être photographié dans de bonnes conditions.
Indicateur de rareté
Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.
FAQ
Formes, Variétés et Sous-espèces
Il existe beaucoup de variabilité au sein de l’espèce Sminthurus viridis ce qui offre un large panel de spécimens différents à photographier mais parfois quelques doutes possibles lors de l’identification. Certaines d’entre-elles, sont identifiées avec une clé d’identification dédiée.
Sminthurus viridis ssp. cinereoviridis
Sminthurus viridis ecov. nigromaculatus
Espèces proches
Le genre Sminthurus regroupe plusieurs espèces à la morphologie similaire avec une palette et un motif parfois proche. L’identification de Sminthurus viridis ne pose généralement pas trop de difficulté, cependant, il peut-être intéressant de comparer avec les espèces suivantes : Sminthurus bourgeoisi, Sminthurus bozoulensis (Tout deux non illustrés sur le site), Sminthurus leucomelanus et Sminthurus hispanicus.
Découvrir l'espèce en vidéo
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Crédits & remerciements
Je remercie Frans Janssens Biologiste de l’Université d’Anvers pour son expertise et pour toutes les informations partagées à travers différents médias, permettant ainsi de contribuer à la réalisation de cette fiche informative.
Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2024.
Checklist of the Collembola of the World. http://www.collembola.org
Références bibliographiques
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Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org
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Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436