Sminthurus viridis ssp. cinereoviridis

Tullberg, 1871

Sminthurus viridis ssp. cinereoviridis est un grand collembole globuleux appartenant à l’ordre des Symphypleones, d’environ 2 à 3 millimètres au motif multicolore avec une très grande variabilité chromatique. Pour le photographe c’est un régal, pour le naturaliste c’est un peu plus le casse-tête pour l’identifier formellement.

Description de l'espèce

Classification

  • Embranchement

    Arthropoda

  • Sous-Embranchement

    Hexapoda

  • Classe

    Collembola

  • Ordre

    Symphypleona

  • Famille

  • Sous-Famille

    Sminthurinae

  • Genre

Taille moyenne
Entre 2 mm
et 3 mm
Habitat
Litière sèche, Plantes terrestres, Terre
Origine
Europe

Nom scientifique

Sminthurus viridis ssp. cinereoviridis
Synonyme(s) :
Sminthurus viridis cinereo-viridis Salmon, JT, 1964

Étymologie

Le nom de sous-espèce cinereoviridis est composé du latin cinereus (cendré, gris) et viridis (vert).
Pattern typique de et représentatif de la sous-espèce du collembole cinereoviridis
Le motif reflète parfaitement l'étymologie cinereo et viridis de ce collembole. Une partie grisâtre et une partie verdâtre.

Quelques mots sur ce collembole

Cette sous-espèce de collembole présente une grande variabilité chromatique. Cela nécessite une vue caudale avec la mise au point faite sur les petits abdomens 5 et 6. L’abdomen 6 (Abd. 6) possède 2 spots foncés l’un au dessus de l’autre.

Les flancs du grand abdomen sont ornés de macules sombres qui se détachent sensiblement de la couleur de fond de ce collembole.

Morphologie :

Globuleux

Motif :

Multicolor, Marbré

Couleur dominante :

Marron, Jaune, Vert, Orange

Couleur secondaire :

Noir, Marron
Statut identification
Facile
Cette espèce est souvent identifiable sur photo, mais une vérification sous loupe binoculaire peut-être nécessaire.
Statut de l'espèce
  • L’espèce est inoffensive pour l’être humain
  • Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.

    Détails morphologiques

    Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.

    L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

    Cuticule lisse de collembole (Exemple : Symphypleona)
    Caractéristique de la cuticule

    Lisse

    En savoir plus

    La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

    Soie (Setae) fines et courtes chez certains collemboles
    Aspect des soies

    Fines et courtes

    En savoir plus

    Les soies sont des filaments composées de chitine. leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie.

    Ocelle composé d'ocelli (œil primitif) noir chez les collemboles
    Aspect des ocelles

    ocelles noires

    En savoir plus

    Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères important dans leur identification.

    Critères d'identification

    L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.

    Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.

    Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources. Ils restent cependant à interpréter avec prudence.

    Vue caudale
    Vue caudale sur l'abdomen 5 et 6 de cette sous-espèce de collembole cinereoviridis
    Vue caudale permettant de détailler le nombre de spots sur l'abdomen 6 (2 points sombre l'un au-dessus de l'autre)
    Vue latérale
    Vue sur le motif de cinereoviridis et sur ses grandes antennes subdivisées.
    Vue latérale illustrant le motif sombre et l'ornementation constitué de patchs.
    Vue latérale
    Variabilité chez le collembole Symphypleone Sminthurus viridis cinereoviridis
    Variation dans le motif avec une coloration majoritairement jaunâtre
    Vue dorsale
    Vue dorso-faciale de ce collembole commun Sminthurus cinereoviridis (ssp)
    Cette vue dorsale permet de distinguer la ligne médiane assez typique de cette sous-espèce

    Dimorphisme chez le mâle et la femelle

    Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.

    Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.

  • Le mâle présente une papille génitale proéminente sous le petit abdomen tandis que chez la femelle, elle est généralement moins gonflée.
  • Observation de l'espèce

    Bannière montrant différents écosystèmes des collemboles : des milieux ouverts aux surfaces végétalisées et rocheuses.
    Les collemboles occupent une grande diversité de niches écologiques, dans des écosystèmes et biotopes très variés.
    Diversité d' écosystèmes et biotopes propices aux collemboles
    Les collemboles occupent une grande diversité de niches écologiques, dans des écosystèmes et biotopes très variés.

    Répartition géographique

    La sous-espèce cinereoviridis est largement répartie en Europe.

    Note personnelle sur sa localisation

    Ecosystèmes & Substrats

    Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.

    Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.

    Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.

    Ecosystème
    Prairie humide, Prairie sèche
    Substrat de vie
    Litière sèche, Plantes terrestres, Terre

    Phénologie - Quand observer cette espèce ?

    Le cycle de vie des collemboles à la surface du sol est variable selon les espèces. Ces données sont basées sur mes observations depuis décembre 2016. Elles sont données à titre indicatif en raison de facteurs variables : météos, climats, régions, et topologies de terrain. Pour en savoir plus, découvrez l’article sur la Phénologie des collemboles de France.
    Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce

    Mon observation par mois de l'espèce

    Jan.

    Fév.

    Mars

    Avr.

    Mai

    Juin

    Juil.

    Août

    Sept.

    Oct.

    Nov.

    Déc.

    Indicateur de rareté

    Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.

    Très commun
    Commun
    Peu commun
    Rare
    Très rare

    Formes, Variétés et Sous-espèces

    Espèces proches

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    Références bibliographiques

    • Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org

    • Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436

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