Sminthurides sexoculatus
Betsch, J-M & Massoud, Z, 1970
- Fiche publiée le :
- Dernière mise à jour : 19/06/2026
- Catégorie : Collembole, Fiches informatives
- Famille : Sminthurididae
Sminthurides sexoculatus, est un collembole globuleux de l’ordre des Symphypleona appartenant à la famille des Sminthurididae. L’espèce est uniquement connue du territoire métropolitain français. Les individus atteignent environ 0,35 mm pour les mâles et 0,6 mm pour les femelles ce qui en fait une espèce particulièrement difficile à observer et à photographier sur le terrain. La coloration varie selon l’âge et le sexe : les juvéniles et subadultes arborent une teinte orangée à rose, tandis que les femelles adultes développent une couleur uniforme pourpre-lie de vin caractéristique. L’espèce fréquente les substrats humides, notamment les sols calcaires.
Description de l'espèce
Classification
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Embranchement
Arthropoda
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Sous-Embranchement
Hexapoda
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Classe
Collembola
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Ordre
Symphypleona
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Famille
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Sous-Famille
Sminthuridinae
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Genre
Taille moyenne
Habitat
Origine
Nom scientifique
Synonyme(s) :
Nom vernaculaire
Sminthurides à six ocelles (suggestion)
Étymologie
Quelques mots sur ce collembole
Sminthurides sexoculatus présente un corps globuleux et trapu caractéristique des Symphypleona, avec un grand abdomen très rebondi. La cuticule est lisse. Les adultes atteignent environ 0,5 mm, les femelles étant légèrement plus grandes que les mâles.
La coloration varie selon le stade de développement et le sexe. Les juvéniles et subadultes présentent une teinte orangée à rose-orangé, tandis que les femelles adultes arborent une couleur pourpre tirant vers la lie de vin La teinte est plus sombre et plus saturée que celle observée chez Stenacidia violacea avec laquelle une confusion est possible. La couleur ne constitue pas un critère fiable à elle seule et doit être combinée aux caractères morphologiques pour une identification plus certaine.
Morphologie :
Motif :
Couleur dominante :
Couleur secondaire :
Statut identification
Statut de l'espèce
Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.
Détails morphologiques
Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.
L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

Caractéristique de la cuticule
Lisse
La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

Aspect des soies
Fines et courtes
Les soies sont des filaments composées de chitine. leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie.

Aspect des ocelles
ocelles noires
Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères important dans leur identification.
Critères d'identification
L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.
Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.
Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources. Ils restent cependant à interpréter avec prudence.
Dimorphisme chez le mâle et la femelle
Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.
Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.
Le dimorphisme sexuel est marqué. Le mâle présente des antennes modifiées au niveau des segments Ant. II et Ant. III, transformés en structures de préhension lui permettant de s’agripper aux antennes de la femelle lors de la parade nuptiale. Ce mécanisme d’accrochage, caractéristique de l’ensemble de la famille des Sminthurididae, est visible sur photographie et constitue un critère d’identification du mâle facilement observable sur le terrain.
Observation de l'espèce
Répartition géographique
L’espèce est uniquement connue du territoire métropolitain français et elle devrait être cherchée ailleurs pour étendre les connaissances sur sa répartition réelle en France et plus généralement dans les pays européens.
Note personnelle sur sa localisation
J’ai observé cette espèce dans L’Ouest de la France (Pays de la Loire) dans un jardin mais aussi dans le marais Poitevin, et les côteaux du Layon dans le Maine-et-Loire.
Ecosystèmes & Substrats
Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.
Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.
Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.
Ecosystème
Substrat de vie
L’habitat type semble être les suintements et flaques d’eau sur sol calcaire ou neutre. Les collemboles se tiennent sur la terre humide, sur les pierres.
Phénologie - Quand observer cette espèce ?
Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce
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Mon observation par mois de l'espèce
Jan.
Fév.
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Mars
Avr.
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Mai
Juin
Juil.
Août
Sept.
Oct.
Nov.
Déc.
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Indicateur de rareté
Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.
Formes, Variétés et Sous-espèces
Espèces proches
L’espèce peut-être confondue avec Stenacidia violacea et Sminthurides malmgreni form. principalis. Les clés de séparation plus détaillées sont indiquées dans chacune des fiches espèces.
Il faut retenir que Sminthurides sexoculatus est nettement plus petit, la coloration diffère et l’espèce compte 6 ocelles. Le mucro est également différent, long et pointu tandis que chez malmgreni l’aspect ressemble à une plume.
L’espèce aquatique Sminthurides aquaticus form. levanderi, bien que nettement plus grande peut se rencontrer dans une forme de couleur intensément rouge. Une vue détaillée du mucro complètera la séparation de l’habitus sans poser trop de problème.
Sminthurides malmgreni f. principalis
En savoir plus
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Crédits & remerciements
Je remercie Frans Janssens Biologiste de l’Université d’Anvers pour son expertise et pour toutes les informations partagées à travers différents médias, permettant ainsi de contribuer à la réalisation de cette fiche informative.
Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2024.
Checklist of the Collembola of the World. http://www.collembola.org
Références bibliographiques
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Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org
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Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436