Sminthurinus lawrencei

Gisin, H, 1963

Sminthurinus lawrencei est un petit collembole noir appartenant à l’ordre des Symphypleona et à la famille des Katiannidae. Son corps est arrondi et globuleux avec une coloration noir à bleuâtre et montre parfois des reflefts iridescents violacés. La femelle atteinte une taille de 1,2 mm tandis que le mâle n’en fait que la moitier environ.

Description de l'espèce

Classification

  • Embranchement

    Arthropoda

  • Sous-Embranchement

    Hexapoda

  • Classe

    Collembola

  • Ordre

    Symphypleona

  • Famille

  • Tribu

    Katiannini

  • Genre

Taille moyenne
Entre 0.6 mm
et 1.2 mm
Habitat
Litière sèche, Litière humide, Terre, Bois mort
Origine
Europe, Amérique du Nord
Sminthurinus lawrencei groupe des collembole globuleux noir (Symphypleona)
Sminthurinus lawrencei appartient au groupe des collemboles noirs de l'ordre des Symphypleones.

Nom scientifique

Sminthurinus lawrencei
Synonyme(s) :
aucun synonyme taxonomique

Nom vernaculaire

Collembole noir de Lawrence (suggestion)

Quelques mots sur ce collembole

Le groupe de collembole niger rassemble plusieurs espèces de collemboles partageant une teinte noire caractéristique. Pendant longtemps, la plupart d’entre elles ont été regroupées sous un seul et même nom : Sminthurinus niger. Mais la réalité s’avère bien plus complexe !

En 2022, le scientifique Roel van Bezouw s’est attelé à démêler le vrai du faux en redécrivant les différentes espèces du groupe. Résultat : le vrai Sminthurinus niger serait en réalité bien plus rare que la science ne le croyait. En cause, une confusion importante avec une espèce voisine, Sminthurinus lawrencei.

Ce qui rend ces travaux particulièrement remarquables, c’est la démarche adoptée : en associant l’observation sous loupe binoculaire à la photographie des animaux vivants, Roel van Bezouw a pu élaborer des clés d’identification concrètes et illustrées. Si elles demandent un peu d’effort et de pratique, ces clés restent accessibles aux naturalistes amateurs. C’est d’ailleurs cette même approche que Frans Janssens avait mis en place de son vivant avec Collembola.org toujours accessible, et c’est en grande partie grâce à lui que j’ai appris à observer ces petites bêtes avec curiosité et passion.

En France, l’espèce est bel et bien présente, mais elle aussi a longtemps été enregistrée sous le mauvais nom. De quoi rappeler que même les plus petites créatures du sol ont encore bien des secrets à révéler !

Morphologie :

Globuleux

Motif :

Unicolor

Couleur dominante :

Noir

Couleur secondaire :

Violet, Bleu, gris
Statut identification
Assez facile
Cette espèce est assez difficile à identifier sur photo. Un examen sous loupe binoculaire et/ou l’avis d’un spécialiste peut-être nécessaire.
Statut de l'espèce
  • L’espèce est inoffensive pour l’être humain
  • Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.

    Détails morphologiques

    Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.

    L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

    Caractéristique de la cuticule

    Lisse

    En savoir plus

    La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

    Aspect des soies

    Fines et courtes

    En savoir plus

    Les soies sont des filaments composées de chitine. leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie.

    Aspect des ocelles

    ocelles noires

    En savoir plus

    Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères important dans leur identification.

    Critères d'identification

    L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.

    Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.

    Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources. Ils restent cependant à interpréter avec prudence.

    Vue latérale
    L'abdomen 5 n'est pas fusionné avec le grand abdomen (abd.6)
    Vue dorsale
    Sept grandes ocelles (ocelle D n'est pas visible) et le sourcil grisâtre (parfois blanc) est court
    Vue dorsale
    L'espèce peut appaitre légèrement bleuté avec des reflets iridescents violacés.
    Vue caudale
    Vue caudale de l'abdomen 6 et de l'abdomen 5 non fusionné avec le grand

    Dimorphisme chez le mâle et la femelle

    Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.

    Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.

  • L’espèce présente une taille différente entre les deux sexes.
  • Observation de l'espèce

    Bannière montrant différents écosystèmes des collemboles : des milieux ouverts aux surfaces végétalisées et rocheuses.
    Les collemboles occupent une grande diversité de niches écologiques, dans des écosystèmes et biotopes très variés.
    Diversité d' écosystèmes et biotopes propices aux collemboles
    Les collemboles occupent une grande diversité de niches écologiques, dans des écosystèmes et biotopes très variés.

    Répartition géographique

    L’espèce est originaire du Nord-Ouest de l’Europe où elle est fréquente. Les données pour l’Amérique du Nord ne sont pas certaines et pourraient être liées à une introduction accidentelle.

    Note personnelle sur sa localisation

    J’ai eu l’opportunité d’observer plusieurs fois cette espèce en forêt et dans le jardin où elle occupe le bois mort, mais également le dessus d’un toit de tuiles avec de la mousse ou la surface des pots de fleurs extérieurs. Mes observations ont eu lieu essentiellement dans les Pays-de-la-Loire.

    Ecosystèmes & Substrats

    Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.

    Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.

    Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.

    Ecosystème
    Forêt, Jardin
    Substrat de vie
    Litière sèche, Litière humide, Terre, Bois mort

    Phénologie - Quand observer cette espèce ?

    Le cycle de vie des collemboles à la surface du sol est variable selon les espèces. Ces données sont basées sur mes observations depuis décembre 2016. Elles sont données à titre indicatif en raison de facteurs variables : météos, climats, régions, et topologies de terrain. Pour en savoir plus, découvrez l’article sur la Phénologie des collemboles de France.
    Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce

    Mon observation par mois de l'espèce

    Jan.

    Fév.

    Mars

    Avr.

    Mai

    Juin

    Juil.

    Août

    Sept.

    Oct.

    Nov.

    Déc.

    Indicateur de rareté

    Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.

    Très commun
    Commun
    Peu commun
    Rare
    Très rare

    FAQ

    J'ai trouvé un petit insecte noir et rond dans mes pots de fleurs ou mon jardin, de quoi s'agit-il ?
    Il s’agit très probablement d’un collembole, un minuscule arthropode très commun dans les sols humides et les substrats de jardin. S’il est globuleux, noir ou légèrement bleuâtre, il s’agit très certainement de Sminthurinus lawrencei. S’il présente deux petites taches blanches sur le corps, vous avez plutôt affaire à Sminthurinus trinotatus. Dans les deux cas, aucune inquiétude : ces petites créatures sont totalement inoffensives pour l’homme et sans danger pour vos plantes. Bien au contraire, les collemboles sont de précieux alliés du jardinier !

    Formes, Variétés et Sous-espèces

    Espèces proches

    L’espèce présente des sourcils et des pattes jaunes.

    Partager sur les réseaux

    Crédits & remerciements

    Je remercie Frans Janssens Biologiste de l’Université d’Anvers pour son expertise et pour toutes les informations partagées à travers différents médias, permettant ainsi de contribuer à la réalisation de cette fiche informative.

    Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2024.
    Checklist of the Collembola of the World. http://www.collembola.org

    Je remercie également Marie Louise Huskens pour les informations. Découvrez ça magnifique galerie photo sur Flickr.

    Je remercie également pour les informations et identifications sur ce groupe complexe.

    Références bibliographiques

    • An emended description of Sminthurinus lawrencei Gisin 1963, with notes on the identification of black Sminthurinus species Roel F. H. M. van Bezouw, James McCulloch, Frans Janssens and Matty P. Berg

    • Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436

    © 2026 Collembole Aquanat-photo - Tous droits réservés