Deuterosminthurus sulphureus
(Koch, 1840)
- Fiche publiée le :
- Dernière mise à jour : 25/06/2026
- Catégorie : Collembole, Fiches informatives
- Famille : Bourletiellidae
Deuterosminthurus sulphureus est un collembole globuleux appartenant à l’ordre des Symphypleona et à la famille des Bourletiellidae. L’espèce présente une couleur jaune soufrée qui lui a valu son nom. Ce collembole est difficile à identifier avec certitude sur la seule base de photos.
Description de l'espèce
Classification
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Embranchement
Arthropoda
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Sous-Embranchement
Hexapoda
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Classe
Collembola
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Ordre
Symphypleona
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Famille
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Sous-Famille
Bourletiellinae
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Genre
Taille moyenne
Habitat
Origine
Nom scientifique
Synonyme(s) :
Nom vernaculaire
Collembole jaune soufre (Suggestion)
Étymologie
Quelques mots sur ce collembole
Ce collembole est orné d’une belle coloration jaune soufre. Chez le mâle l’antenne est jaune à brune et de grande taille. La morphologie est typique d’un collembole globuleux avec ici un abdomen plus long que haut.
Dans un de mes anciens dossiers (Voyage Auvergne – France) j’ai retrouvé ce spécimen unique dans ma série. Au moment de ma publication sur Flickr lieu de discussion avec Frans Janssens, j’avais tenté d’établir un diagnostic de ce qui me faisait penser à un collembole spécial qui différait de ce que j’avais déjà observé et identifié (Deuterosminturus pallipes f. repandus, Heterosminthurus insignis et Bourletiella arvalis).
J’avais donc relevé quelques points notamment les antennes assez grandes et dont la coloration ne correspondait pas à ce que j’avais l’habitude de voir chez Heterosminthurus insignis. Je pensais que les ocelles étaient non conformes au genre Deuterosminthurus, hors là j’étais dans l’erreur. Frans m’avait précisé que les ocelles C et D ici ne sont pas plus petites que les autres. Cela permettait d’écarter Heterosminthurus. La diagnose ne collait pas non plus avec Bourletiella arvalis.
J’avais donc l’impression d’avoir quelque chose de plus conforme au genre Heterosminthurus mais il s’avère que non. C’est donc par l’analyse des photos dans le détail que Frans Janssens a pu conclure sur cette identification très technique.
Je tente quand même de proposer des éléments d’identification basés sur les points vus par Frans Janssens en 2024, en espérant que nous pourrons en savoir plus sur cette espèce qui ne doit pas être si rare que ça mais dont l’identification uniquement sur photo est très aléatoire. Je n’ai à priori pas de femelles en photographies dans mes archives pour compléter la fiche.
Morphologie :
Motif :
Couleur dominante :
Couleur secondaire :
Statut identification
Statut de l'espèce
Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.
Détails morphologiques
Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.
L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

Caractéristique de la cuticule
Lisse
La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

Aspect des soies
Fines et courtes
Les soies sont des filaments composés de chitine. Leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie. Certaines soies sont sensitives.

Aspect des ocelles
ocelles noires
Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères importants dans leur identification.
Critères d'identification
L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.
Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.
Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources. Ils restent cependant à interpréter avec prudence.
L’étude de l’implantation des soies, chétotaxie est très importante chez les Collemboles et ces éléments ont été relevés par Frans Janssens :
Dimorphisme chez le mâle et la femelle
Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.
Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.
Observation de l'espèce
Répartition géographique
L’espèce occupe une large répartition en Europe. Plusieurs occurrences sont indiquées pour la France d’après Thibaud 2017 (Catalogue des collemboles de France) : Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Nièvre, Aude et Tarn.
J’ai eu l’occasion d’observer cette espèce dans le Cantal, en sous-bois bordant une prairie.
Ecosystèmes & Substrats
Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.
Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.
Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.
Ecosystème
Substrat de vie
Phénologie - Quand observer cette espèce ?
Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce
✓
Mon observation par mois de l'espèce
Jan.
Fév.
Mars
Avr.
Mai
Juin
Juil.
Août
✓
Sept.
Oct.
Nov.
Déc.
Note de terrain et conseils photos
Indicateur de rareté
Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.
FAQ
Formes, Variétés et Sous-espèces
Espèces proches
L’espèce très proche avec laquelle il est facile de confondre l’espèce est Deuterosminthurus pallipes repandus. La forme jaune de cette est espèce très commune fréquente potentiellement le même habitat et présente la même phénologie (Printemps / été).
L’espèce Heterosminthurus insignis pourrait également se confondre mais son habitat aquatique et l’implantation des ocelles (oeil) permet de les séparer.
Enfin, Bourletiella arvalis, possède un corps très arrondie et la structure des antennes est très différentes, plus courte et moins segmentée.
En savoir plus
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Crédits & remerciements
Je remercie Frans Janssens Biologiste de l’Université d’Anvers pour son expertise et pour toutes les informations partagées à travers différents médias, permettant ainsi de contribuer à la réalisation de cette fiche informative.
Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2024.
Checklist of the Collembola of the World. http://www.collembola.org
Références bibliographiques
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Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org
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Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436