Cassagnaudiella cadiensis

Nayrolles P., 1995

Cassagnaudiella cadiensis est un collembole globuleux appartenant à l’ordre des Symphypleones et à la famille des Bourletiellidés. L’espèce présente un pattern brun violet avec des zones ocres entrecoupé de bandes violettes. L’espèce semble connue uniquement d’Espagne.

Description de l'espèce

Classification

  • Embranchement

    Arthropoda

  • Sous-Embranchement

    Hexapoda

  • Classe

    Collembola

  • Ordre

    Symphypleona

  • Famille

  • Sous-Famille

    Bourletiellinae

Taille moyenne
Entre 0.5 mm
et 1.2 mm
Habitat
chemin pierreux
Origine
Europe
Collembole Cassagnaudiella cadiensis (Espagne)
Collembole rare d'Espagne

Nom scientifique

Cassagnaudiella cadiensis
Synonyme(s) :
Aucun synonyme

Nom vernaculaire

Collembole de la Sierra del Cadi

Étymologie

L’épithète « cadiensis » fait référence à la Sierra del Cadi, lieu de collecte (Nayrolles, 1995).

Quelques mots sur ce collembole

Cassagnaudiella cadiensis se reconnaît à sa livrée sombre, dominée par un fond brun-violet profond. Le dos du grand abdomen présente une zone orangé-ocre prolongée vers l’avant, mais interrompue par des bandes violettes plus sombres. Sur la partie postérieure du grand abdomen, on distingue également deux rangées de taches jaune pâle.

Les antennes sont brun violacé, les ocelles noirs tandis que les pattes sont pigmentées de violet, en particulier sur les segments basaux. La furca montre quelques traces de pigmentation violacée.

Morphologie :

Globuleux

Motif :

Bicolor

Couleur dominante :

Violet

Couleur secondaire :

ocre
Statut identification
Difficile
Cette espèce est très difficile à identifier sur photo. Seule l’observation de caractères morphologiques sous loupe binoculaire permet une détermination certaine.
Statut de l'espèce
  • L’espèce est inoffensive pour l’être humain
  • Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.

    Détails morphologiques

    Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.

    L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

    Caractéristique de la cuticule

    Lisse

    En savoir plus

    La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

    Aspect des soies

    Fines et courtes

    En savoir plus

    Les soies sont des filaments composés de chitine. Leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie. Certaines soies sont sensitives.

    Aspect des ocelles

    C et D plus petites, ocelles noires

    En savoir plus

    Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères importants dans leur identification.

    Critères d'identification

    L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.

    Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.

    Gardez à l’esprit que l’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas totalement fiable, d’une part parce que certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et d’autre part parce que la résolution et l’angle de prise de vue peuvent masquer des caractères déterminants.

    Afin d’optimiser les chances d’identification par photo, il est nécessaire de réaliser des prises de vue dorsale, caudale et latérale, et d’essayer d’obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.

    Cette identification est incertaine et nécessite l’approbation de spécialiste de la mesofaune hispanique.

    Clé d'identification 1
    Motif dorsal ocre sur la partie postérieure entrecoupé de lignes brunes à violacées
    Clé d'identification 2
    Vue de face, les premiers segments antennaires sont translucides et apparaissent très lumineux in situ

    Dimorphisme chez le mâle et la femelle

    Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.

    Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.

  • La coloration est variable entre le mâle et la femelle.
  • ,
  • Le mâle présente une papille génitale proéminente sous le petit abdomen tandis que chez la femelle, elle est généralement moins gonflée.
  • ,
  • L’espèce présente une taille différente entre les deux sexes.
  • Photo d'un mâle

    Le mâle présente une papille génitale sous le petit abdomen. La coloration violacée semble plus vive et la taille est un peu plus petite que les femelles observées. L’abdomen 6 ne semble pas être pourvu de soies transformées ce qui tend à confirmer le genre Cassagnaudiella ?!

    Photo d'une femelle

    La femelle est légèrement plus grande que le mâle et présente une coloration parfois plus uniforme brun violacée.

    Observation de l'espèce

    Bannière montrant différents écosystèmes des collemboles : des milieux ouverts aux surfaces végétalisées et rocheuses.
    Les collemboles occupent une grande diversité de niches écologiques, dans des écosystèmes et biotopes très variés.
    Diversité d' écosystèmes et biotopes propices aux collemboles
    Les collemboles occupent une grande diversité de niches écologiques, dans des écosystèmes et biotopes très variés.

    Répartition géographique

    L’espèce a été décrite de collectes dans le Nord de l’Espagne et d’Andorre.

    J’ai eu l’occasion de prospecter une petite heure lors d’une balade au Cap de Creus. Au bord d’un chemin, j’ai pu observer plusieurs individus regroupés sur de petites pierres et végétaux avec une forte activité des mâles.

    Ecosystèmes & Substrats

    Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.

    Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.

    Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.

    Ecosystème
    Zone rocailleuse
    Substrat de vie
    chemin pierreux
    chemin pierreux
    vue écologie collembole Espagne

    Phénologie - Quand observer cette espèce ?

    Le cycle de vie des collemboles à la surface du sol est variable selon les espèces. Ces données sont basées sur mes observations depuis décembre 2016. Elles sont données à titre indicatif en raison de facteurs variables : météos, climats, régions, et topologies de terrain. Pour en savoir plus, découvrez l’article sur la Phénologie des collemboles de France.
    Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce

    Mon observation par mois de l'espèce

    J’ai observé cette espèce à la surface du sol au mois de mai lors de mon séjour en Espagne mais l’espèce semble avoir été collectée à plusieurs reprises durant le printemps et l’été (Nayrolles, 1995).

    Jan.

    Fév.

    Mars

    Avr.

    Mai

    Juin

    Juil.

    Août

    Sept.

    Oct.

    Nov.

    Déc.

    Indicateur de rareté

    Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.

    Très commun
    Commun
    Peu commun
    Rare
    Très rare

    Formes, Variétés et Sous-espèces

    Espèces proches

    Cette espèce paraît très proche de Bourletiella hortensis, avec laquelle la confusion est tout à fait possible, d’autant qu’elles fréquentent des habitats similaires. Sur photo, la coloration dorsale, le premier segment antennaire et, chez le mâle, l’abdomen VI peuvent aider à les distinguer. Toutefois, pour une identification certaine, d’autres critères de chaetotaxie sont nécessaires.

    Cassagnaudiella canigouensis est aussi très proche semble t-il de ces deux espèces sur photo. Des photos précises, et détaillées peuvent faciliter la séparation de ces espèces.

    Bourletiella hortensis est une espèce présentant une très grande variabilité et donc peut créer une certaine confusion dans les identifications.
    <i<Cassagnaudiella canigouensis présente une coloration similaire mais dans la population observée, aucun des sujets n’avait un motif dorsal ocre entrecoupé de lignes violettes. D’autres critères permettent de distinguer l’espèce sur photo (voir la fiche).

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    Références bibliographiques

    • Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org

    • Taxonomy of European species of Cassagnaudiella and Bourletiella (Collembola, Symphypleona, Bourletiellidae). (1995). Zoologica Scripta, 24(1), 43–60.

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