Jordanathrix (Calvatomina) nr. superba
(Janssens F & Murray A, 2014)
- Fiche publiée le :
- Dernière mise à jour : 30/07/2026
- Catégorie : Collemboles, Fiches informatives
- Famille : Dicyrtomidae
Jordanathrix nr. superba, également nommé Jordanathrix sp. 4, est un collembole globuleux de l’ordre des Symphypleona et de la famille des Dicyrtomidae. L’espèce n’est pas décrite par la science, bien qu’elle soit mentionnée au Royaume-Uni depuis 2008, puis observée de façon de plus en plus fréquente dans le reste de l’Europe de l’Ouest, et notamment en France.
Ce collembole s’identifie facilement sur photo, notamment grâce à sa plaque oculaire bicolore orange et noire, très caractéristique, et au patch sombre triangulaire visible sur la partie postérieure du grand abdomen. Le reste de la coloration est nuancé de jaune, orange, ocre et marron foncé par taches et réticules. Quelques points blancs brillants (accumulation d’acide urique) sont visibles par transparence sous la cuticule. Une ligne médiane plus clair sur l’abdomen se distingue du reste du motif. L’espèce la plus proche est Jordanathrix articulata (espèce méditerranéenne) présentant une cuticule majoritairement translucide et pigmentée de lignes et taches rouges.
Description de l'espèce
Classification
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Embranchement
Arthropoda
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Sous-Embranchement
Hexapoda
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Classe
Collembola
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Ordre
Symphypleona
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Famille
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Sous-Famille
Dicyrtominae
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Genre
Taille moyenne
Habitat
Origine
Nom scientifique
Synonyme(s) :
Étymologie
Quelques mots sur ce collembole
Jordanathrix sp. 4 (nr. superba) est un nom provisoire pour cette nouvelle espèce de collembole non décrite par la science, et jusque-là inconnue de la faune européenne.
Elle a été initialement observée au Royaume-Uni par Paul Ardron, photographe et naturaliste britannique, puis identifiée comme proche du taxon néo-zélandais Calvatomina superba (photo Collembola.org) par P. Greenslade, éminente experte internationale des collemboles, reconnue pour ses recherches taxonomiques et écologiques sur les micro-arthropodes d’Australie. L’historique de cette découverte est retracé dans un article très intéressant, A wave of alien invaders marches unseen, northwards across Britain!, dont je recommande la lecture.
L’espèce est facilement identifiable grâce à son motif marbré et à ses ocelles bicolores orange et noirs. La coloration est majoritairement jaune et orange, nuancée d’ocre et de marron foncé. La partie postérieure de l’abdomen porte un large patch brun-rougeâtre de forme triangulaire. Certaines parties translucides de la cuticule laissent percevoir des taches blanches (accumulation d’acide urique), ainsi que le contenu de l’intestin moyen, souvent verdâtre chez les individus au stade alimentaire (feeding instar).
Note : chez certains collemboles, la couleur du contenu digestif est visible par transparence sous la cuticule. Dès lors, il peut masquer la coloration propre de l’espèce.
Elle peut être confondue avec l’espèce très proche Jordanathrix articulata. Cette espèce méditerranéenne lui ressemble beaucoup, et quelques stations commencent à être découvertes dans le sud de la France. Sa cuticule est majoritairement translucide, avec quelques pigmentations rougeâtres formant une ligne plus ou moins régulière qui ceinture le grand abdomen. L’espèce est visible en photo sur Collembola.org ou sur iNaturalist.
Morphologie :
Motif :
Couleur dominante :
Couleur secondaire :
Statut identification
Statut de l'espèce
Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.
Détails morphologiques
Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.
L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

Caractéristique de la cuticule
Lisse
La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

Aspect des soies
Longues et épaisses
Les soies sont des filaments composés de chitine. Leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie. Certaines soies sont sensitives.

Aspect des ocelles
ocelles bicolor
Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères importants dans leur identification.
Critères d'identification
L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.
Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.
Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources, à interpréter avec prudence.
Dimorphisme chez le mâle et la femelle
Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut-être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.
Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.
Observation de l'espèce
Répartition géographique
L’espèce a été observée dans de nombreux pays Européen dont le Royaume Uni dès 2008. Elle est également présente en Hollande, Belgique et en France selon mes observations à partir de 2017 et celles de Jessica Joachim (Les carnets nature de Jessica) mais son aire de répartition géographique devrait s’étendre au fil des observations et transmissions de données.
Note personnelle sur sa localisation
J’ai observé cette espèce dans différentes régions de France dans l’Ouest (Bretagne, Pays-de-la-Loire, Nouvelle-Aquitaine).
Ecosystèmes & Substrats
Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.
Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.
Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.
Ecosystème
Substrat de vie
Je l’ai principalement observé en forêt de pin mais également dans les jardins. Il affectionne les litières humides, le bois humide en décomposition mais également les vieux supports en bois (bancs, terrasses, palissades) par temps frais et humide ce qui favorise son observation pendant les mois d’automne et d’hiver.
Phénologie - Quand observer cette espèce ?
Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce
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Mon observation par mois de l'espèce
Cette espèce se rencontre du début de l’automne au début du printemps en plaine. J’ai eu l’occasion de l’observer début juin après un épisode de fraicheur et de pluie soutenue.
Jan.
Fév.
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Mars
Avr.
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Mai
Juin
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Juil.
Août
Sept.
Oct.
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Nov.
Déc.
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Note de terrain et conseils photos
Indicateur de rareté
Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.
Formes, Variétés et Sous-espèces
Espèces proches
Découvrir l'espèce en vidéo
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Crédits & remerciements
Je remercie Frans Janssens Biologiste de l’Université d’Anvers pour son expertise et pour toutes les informations partagées à travers différents médias, permettant ainsi de contribuer à la réalisation de cette fiche informative.
Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019.
Checklist of the Collembola of the World. http://www.collembola.org
Références bibliographiques
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Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org
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Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436