Dicyrtomina ornata

(Nicolet, H, 1842)

Dicyrtomina ornata est un collembole globuleux commun de l’automne et de l’hiver, appartenant à l’ordre des Symphypleona et à la famille des Dicyrtomidae. Il fait probablement partie des premiers collemboles qu’un naturaliste ou un photographe observe sur le terrain. En effet, l’espèce est très commune, largement répandue en Europe, de grande taille et s’identifie relativement facilement. Elle présente une coloration multicolore et un motif orné de différents marques, et lignes rougeâtres sur fond jaune. Un large patch noir de forme rectangulaire et relativement constant orne la partie caudale de l’abdomen.

L’espèce présente cependant une forte variabilité de formes et de variétés d’un individu à l’autre, ce qui peut alimenter certaines confusions. Plusieurs espèces du genre sont proches en apparence, il est donc recommandé de consulter l’ensemble des espèces de Dicyrtomina pour affiner l’identification.

Description de l'espèce

Classification

  • Embranchement

    Arthropoda

  • Sous-Embranchement

    Hexapoda

  • Classe

    Collembola

  • Ordre

    Symphypleona

  • Famille

  • Sous-Famille

    Dicyrtominae

  • Genre

Taille moyenne
Entre 1.2 mm
et 1.8 mm
Habitat
Litière humide, Bois mort (saproxylique), Feuilles mortes (saprophile)
Origine
Paléarctique
Dicyrtomina ornata avec un motif dorsal caractéristique
Dicyrtomina ornata présente une forte variabilité ce qui a poussé de nombreux descriptions de formes et variétés.

Nom scientifique

Dicyrtomina ornata
Synonyme(s) :
Smynthurus ornatus Nicolet, 1842

Nom vernaculaire

Collembole orné

Étymologie

L’épithète ornata vient du latin ornatus qui veut dire « orné, paré, décoré ». Ce nom d’espèce fait directement référence au motif dorsal qui orne le grand abdomen.
Dicyrtomina ornata collembole multicolor
Dicyrtomina ornata est un collembole globuleux présentant un motif multicolore.

Quelques mots sur ce collembole

Dicyrtomina ornata est un collembole globuleux présentant un abdomen fortement bombé.

Le fond de coloration est généralement jaune et le grand abdomen présente un motif élaboré constitué de lignes, marques et patchs multicolores et foncé. Une ligne médiane plus clair s’en distingue. Un patch de forme rectangulaire plus ou moins régulier orne le postérieure de l’espèce et rejoint en partie antérieure la ligne dorsale. La tête présente une légère pigmentation qui peut varier selon le sexe de l’animal. Les pattes et antennes sont jaunes à violettes et parfois entièrement pigmentée de violet. Le petit abdomen (abd. 5) est fusionné avec le grand abdomen (abd. 4).

Le motif est fortement variable et l’intensité des couleurs également. S’ajoute également la variation des différents stades d’alimentation et de reproduction.

La forte variabilité chromatique au sein de l’espèce et/ou d’espèces proches a poussé les scientifiques et entomologistes à décrire des formes et espèces pour certaines invalidées depuis. Il y a donc beaucoup de taxons mi en synonymie sur la classification contemporaine de l’espèce et apparentés qui nous pas été détaillé dans cette fiche mais que je vous invite à consulter sur le Catalogue of life.

Comment s’y retrouver ? Et bien telle est la question auquel je tente de répondre ci-dessous.

Sans une bonne connaissance de l’anatomie des collemboles, et surtout de la bibliographie existante beaucoup de collemboles étaient identifiés appartenant à Dicyrtomina ornata. C’était un peu le chaos ou le fourre-tout !

Frans Janssens avait entrepris une refonte de la classification des Dicyrtomina spp. sur Collembola.org. Ce travail, complexe et très intéressant n’a malheureusement pas pu être poursuivi suite à son décès en 2021. Toutefois, les fiches du site s’appuient sur ces travaux.

Frans Janssens, dans un premier temps, a classé les différentes variantes de coloration en deux catégories : la forme « couloni« , basée sur un dessin de Nicolet (1842), et la « véritable » forme « ornata« , basée sur un autre dessin de Nicolet (1842). À l’époque, Nicolet les définissait comme deux espèces distinctes. Toutefois, « couloni » a longtemps été considérée comme synonyme d’ »ornata« . Il a donc souhaiter la rétablir en tant que forme d’ »ornata« .

La différence caractéristique entre « couloni » et « ornata » est selon Frans Janssens la suivante :

  • chez « ornata« , la tache située à l’arrière du corps est reliée au motif dorsal ;
  • chez « couloni« , cette tache n’est pas reliée au motif dorsal.

Selon les observations de Frans Janssens et de Marie Louise Huskens, il semblerait que la forme « couloni » soit beaucoup plus répandu que le « véritable » « ornata« . Cette hypothèse tend à ce confirmer à travers mes dossiers photos que j’ai passé en revu.

Dans un second temps, Frans Janssens a poursuivi son travail de classement en déterminant environ 10 sous-formes de « couloni » présentant un motif constants. On peut en voir une ébauche sur Collembola.org avec des mentions faites avec  Dicyrtomina ornata f. couloni sf. stachi  Janssens 2019 (basé sur un dessin de Stach, 1957) mais également sf.4, sfa.4,sf.5,sf.6.

Ces éléments sont complexes malheureusement; et il sera difficile d’aller plus loin sans que ce travail soit repris par un scientifique spécialisé. En soit, pour le naturaliste amateur et le photographe, ces classements complémentaires non pas véritablement d’importances mais je souhaitais apporter ce petit éclairage suite à des échanges sur ce sujet avec Frans Janssens et Marie-Louise Huskens à l’époque de Flickr.

 

 

Morphologie :

Globuleux

Motif :

Multicolor

Couleur dominante :

Rouge, Violet

Couleur secondaire :

Noir, Jaune
Statut identification
Facile
Cette espèce est souvent identifiable sur photo, mais une vérification sous loupe binoculaire peut-être nécessaire.
Statut de l'espèce
  • L’espèce est inoffensive pour l’être humain
  • Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.

    Détails morphologiques

    Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.

    L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

    Caractéristique de la cuticule

    Lisse

    En savoir plus

    La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

    Aspect des soies

    Longues et fines

    En savoir plus

    Les soies sont des filaments composés de chitine. Leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie. Certaines soies sont sensitives.

    Aspect des ocelles

    ocelles noires

    En savoir plus

    Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères importants dans leur identification.

    Critères d'identification

    L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.

    Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.

    Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources. Ils restent cependant à interpréter avec prudence.

    Dicyrtomina ornata est très variable comme cela a été évoqué dans cette fiche et au sein de cette variation, le patch noir à l’arrière en est un excellent exemple. Il contribue à l’identification de plusieurs espèces du genre. Il est donc important de multiplier les vues photographiques d’un collembole (vue latérale, vu dorsale, vue caudale et vue détaillée des antennes) autant que possible. Frans Janssens avec l’appuis du travail photographique de Marie-Louise Huskens avait réalisé ce référencement du patch caudale de ce collembole : Note on the shape of the dorsal abdominal patch in Dicyrtomina ornata (Dicyrtomidae).

    Clé d'identification 1
    Ornementation typique avec le patch caudale qui fait la jonction avec la ligne dorsale.
    Clé d'identification 2
    Cette vue dorsale présente le motif typique de Dicyrtomina ornata avec le patch caudale qui rejoint le motif dorsal sans zone de séparation claire. Ce critère le sépare de la forme couloni
    Clé d'identification 3
    Chez les Dicyrtomidae, le segment antennaire ant. 4 est plus petit que le segment antennaire ant. 3. Le motif dorsal typique avec la ligne médiane plus claire qui fait la jonction avec le patch caudale noir sans interruption (à comparer avec la fiche de la forme couloni)
    Clé d'identification 4
    Vue de face la ligne dorsale plus claire est nettement visible en partie centrale du grand abdomen. Ce spécimen montre des antennes et des pattes bicolores allant du jaune au violet. Parfois, elles sont entièrement violettes.

    Dimorphisme chez le mâle et la femelle

    Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.

    Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.

  • Le mâle présente une papille génitale proéminente sous le petit abdomen tandis que chez la femelle, elle est généralement moins gonflée.
  • Photo d'un mâle

    La plupart des mâles de Dicyrtomina ornata présentent un corps sombre ainsi qu’une joue supérieure sombre. Il existe toutefois un second type de mâle qui présente un corps sombre, mais des joues claires (joue supérieure et joue inférieure) comme le montre ici ce mâle. Cette caractéristique est moins fréquente. Le contre exemple est à voir dans la fiche de Dicyrtomina ornata f. couloni.

    Chez les femelles, la joue supérieure est claire, tandis que la joue inférieure est pigmentée.

    Photo d'une femelle

    Contrairement au mâle la joue supérieure est claire, tandis que la joue inférieure est pigmentée avec plus ou moins de contraste. Cette photo montre une pigmentation modérée mais tout de même identifiable.

    La taille de la femelle est sensiblement la même que le mâle et ne constitue pas un caractère de dimorphisme comme chez d’autres familles de collemboles.

    Observation de l'espèce

    Bannière montrant différents écosystèmes des collemboles : des milieux ouverts aux surfaces végétalisées et rocheuses.
    Les collemboles occupent une grande diversité de niches écologiques, dans des écosystèmes et biotopes très variés.
    Diversité d' écosystèmes et biotopes propices aux collemboles
    Les collemboles occupent une grande diversité de niches écologiques, dans des écosystèmes et biotopes très variés.

    Répartition géographique

    Dicyrtomina ornata est originaire de la région ouest paléarctique. L’espèce est largement répandue en Europe et notamment en France où elle est considérée comme commune.

    L’espèce est également signalée aux États-Unis et au Canada où elle a été potentiellement introduite. Son identification n’est pas formelle et elle est actuellement nommée Dicyrtomina minuta f. ornata.

    Note personnelle sur sa localisation

    J’ai observé cette espèce dans plusieurs régions de France, du Nord-Ouest au Sud où elle peut-être abondante lorsque les conditions climatiques sont optimales. L’espèce affectionne la litière forestière humide et fraiche. L’automne est la saison par excellence pour observer ce collembole commun mais comme souvent, la topologie du terrain et le climat vont influencer et étendre la plage d’observation.

    Dicyrtomina ornata sur une feuille morte à l'automne
    Les feuilles mortes tombées au sol par temps humide et frais sont propices à l'observation de ce collembole

    Ecosystèmes & Substrats

    Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.

    Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.

    Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.

    Ecosystème
    Forêt (sylvicole), Prairie humide (hygrophile), Jardin (anthropisé)
    Substrat de vie
    Litière humide, Bois mort (saproxylique), Feuilles mortes (saprophile)

    L’espèce semble fortement apprécier la litière forestière, le bois mort mais aussi les souches d’arbres. Le plateau formé après la coupe conserve l’humidité. Les algues, bactéries et champignons y prospèrent. Les collemboles y font alors un festin.

    Les souches de bois humides avec feuilles mortes et bryophytes sont des habitats propices à l’observation des collemboles durant l’automne et particulièrement l’espèce Dicyrtomina ornata
    Les vieux morceaux de bois humide où se développent de la mousse (Bryophytes), des micro-algues ou des bactéries attirent les collemboles comme ici ce Dicyrtomina ornata venu s’alimenter.

    Phénologie - Quand observer cette espèce ?

    Le cycle de vie des collemboles à la surface du sol est variable selon les espèces. Ces données sont basées sur mes observations depuis décembre 2016. Elles sont données à titre indicatif en raison de facteurs variables : météos, climats, régions, et topologies de terrain. Pour en savoir plus, découvrez l’article sur la Phénologie des collemboles de France.
    Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce

    Mon observation par mois de l'espèce

    En plaine l’espèce s’observe du début de l’automne jusqu’au début du printemps. Cette plage d’observation augmente avec l’altitude et la nature du climat. L’espèce affectionne les temps frais et humides.

    Jan.

    Fév.

    Mars

    Avr.

    Mai

    Juin

    Juil.

    Août

    Sept.

    Oct.

    Nov.

    Déc.

    Note de terrain et conseils photos

    L’observation se fait très facilement à la surface de la litière humide. Il suffit de prendre délicatement quelques feuilles à la main pour observer cette espèce sur une face ou l’autre du feuillage tombé au sol. Les supports en bois bien humides tels que les vieux bancs, les souches ou les terrasses en bois offrent de grandes chances d’observer cette espèce et permettent souvent de les photographier confortablement depuis son jardin.

    L’espèce étant relativement grande pour un Symphypleone (Collembole globuleux) un simple objectif macro proposant un rapport de grandissement de 1:1 suffit. Il pourra être complété par une bonnette ou des bagues allonges pour des images créatives. Des objectifs à fort grandissement comme le mp-e 65 mm de chez Canon ou certains Laowa permettront de travailler des photographies de détails.

    Indicateur de rareté

    Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.

    Très commun
    Commun
    Peu commun
    Rare
    Très rare

    FAQ

    Comment différencier un insecte d'un collembole ?
    Bien qu’ils partagent avec les insectes plusieurs caractéristiques : six pattes, des antennes, des ocelles, ainsi qu’une tête, un thorax et un abdomen, les collemboles ont été séparés de la classe des Insectes (Insecta) et appartiennent aujourd’hui au sous-embranchement des Hexapodes, au sein de la classe des Collembola.

    Plusieurs caractères anatomiques justifient cette séparation : les pièces buccales des collemboles présentent une structure interne, rétractée à l’intérieur de la tête (on parle d’appareil buccal entognathe), contrairement aux insectes dont les pièces buccales sont externes. Les collemboles possèdent en outre un organe spécifique de saut, la furca, ainsi qu’un organe ventral propre au groupe, le collophore (constitué de tubes et de vésicules), qui remplit plusieurs fonctions : entretien de la cuticule, osmorégulation, hydratation.

    On notera enfin l’absence totale d’ailes chez les collemboles, ainsi qu’un mode de croissance par mues successives, sans métamorphose ni stade larvaire distinct. Les juvéniles ressemblent déjà aux adultes dès l’éclosion. Les collemboles sont ovipares (reproduction sexuée) mais certains cas de parthénogénèse sont recensés (reproduction asexué). Dans ce dernier cas, la formation de la nouvelle génération de collembole se fait par un seul spécimen, sans fécondation.
    Comment distinguer le genre Dicyrtomina de Dicyrtoma ?
    Tout d’abord, il s’agit bien de deux genres différents au sein des collemboles ; la similitude des deux noms crée parfois une certaine confusion. Au-delà de l’étymologie du nom Dicyrtomina, qui signifie littéralement « petit Dicyrtoma« , il existe une différence de taille notable entre les espèces des deux genres.

    Plusieurs critères morphologiques permettent également de les séparer, notamment au niveau de l’extrémité des pattes (empodium) formé par l’unguis, la griffe antérieure, et l’unguiculus, la griffe postérieure. Chez Dicyrtoma, l’unguis est de forme longue et étroite, et l’unguiculus est en forme d’aiguille, avec en apex un filament plus long que la griffe. Chez Dicyrtomina, en revanche, l’unguis se distingue par la présence d’une membrane (tunica) qui enveloppe la griffe donnant un aspect plus large et épais.
    Comment photographier ses premiers collemboles ?
    S’il y a bien une espèce à recommander aux naturalistes et photographes désireux d’observer ces mini-arthropodes que sont les collemboles, c’est Dicyrtomina ornata. Elle est en effet commune, et sa taille moyenne d’environ 1,5 millimètre facilite les prises de vue, y compris avec un matériel macrophotographique permettant un grandissement au rapport 1:1. Pour aller plus loin, découvrez les autres fiches des espèces proches et les stages photographiques.

    Formes, Variétés et Sous-espèces

    La forte variabilité et la multiplication des descriptions historiques a créé une vrai pagaille où il est difficile de s’y retrouver entre les synonymes d’espèces, les doublons, les différentes formes ou sous-espèces plausibles.

    Certains motifs types se dessinent et Frans Janssens avait initié un remaniement des différentes formes :

    • Dicyrtomina ornata f. couloni (Frans Janssens évoquait un classement provisoire d’environ une dizaine de sous forme. Par ailleurs, il semblerait que cette forme soit représentée par la majorité des « ornata » observé sur le terrain. Le « vrai » ornata s’en distingue par la composition du motif dorsal abdominal.
    • Dicyrtomina ornata f. labellei
    • Dicyrtomina ornata f. meridionalis semble nettement plus rare. Je vous invite à découvrir les photos de Marie-Louise illustrant avec précision l’habitus de cette forme.
    Chez la forme couloni, la tache postérieure n’est pas reliée au motif dorsal.
    Dicyrtomina ornata form meridionalis

    Dicyrtomina ornata f. meridionalis

    La forme meridionalis se reconnait à son patch pale et rayé de ligne verticale rappelant un peu le motif caudale de D. saundersi. Toutefois, les barres verticales sont larges et joignent les bords du motifs latéral rougeâtre.

    Espèces proches

    Le genre Dicyrtomina Börner, 1903 (famille Dicyrtomidae) compte plusieurs espèces en Europe qui se distinguent de D. ornata :

    • Dicyrtomina minuta (Fabricius, 1783) : espèce type du genre, la coloration est jaune unie, la tache postérieure noire est de forme rectangulaire, plus ou moins régulière et s’étend sur toute la hauteur de l’arrière du grand abdomen.
    • Dicyrtomina saundersi (Lubbock, 1862) : motif dorsal parfois en croix. Les flancs de l’abdomen sont souvent entièrement noir chez le mâle tandis que la femelle est nettement plus claire. Un changement de couleur brusque (jaune) est visible à la jonction entre ant. 2 et ant. 3.
    • Dicyrtomina dorsolineata (Latzel, 1917) : déjà présentée sur ce site, reconnaissable à ses bandes rouges caractéristiques.
    • Dicyrtomina signata Stach, 1919 : coloration jaune avec flancs jaune ou orangé. Une petite tache sombre marque le postérieur.
    • Dicyrtomina flavosignata (Tullberg, 1871) : cette espèce se distingue par l’absence de tache postérieure.
    • Dicyrtomina violacea (Krausbauer, 1898) : l’espèce présente un abdomen quasi uniforme violet avec une ligne médiane jaune sans autre motif dorsal. La tête est également plus claire que l’abdomen. Un patch noir rectangulaire orne le postérieur. Il se confond facilement avec les D. ornata aux motifs les plus sombres.

    Certaines sources font mention de l’espèce Dicyrtomina tuberculata en Europe mais initialement décrite par Womersley, 1933 de spécimens venant d’Océanie. Collembola.org illustre l’espèce avec des spécimens d’Australie et de Tasmanie. Si vous avez connaissance de la clé de détermination qui mène à l’identification de certains Dicyrtomina d’Europe, je suis intéressé.

    L’espèce présente un petit patch noir visible sur le postérieur du collembole et une section dorso-caudale sans motif particulier. Enfin, D. signata peut-être entière jaune et ornementé de quelques motifs plus ou moins contrastés sur les flancs de l’abdomen.
    L’espèce présente une coloration quasiment uniforme rouge-violacé pour l’abdomen avec une ligne médiane jaune sur l’abdomen. La tête est plus claire que l’abdomen.

    Partager sur les réseaux

    Crédits & remerciements

    Je remercie Frans Janssens Biologiste de l’Université d’Anvers pour son expertise et pour toutes les informations partagées à travers différents médias, permettant ainsi de contribuer à la réalisation de cette fiche informative.

    Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2024.
    Checklist of the Collembola of the World. http://www.collembola.org

    Références bibliographiques

    • Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org

    • Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436

    © 2026 Collembole Aquanat-photo - Tous droits réservés