Bourletiella hortensis
(Fitch, 1862)
- Fiche publiée le :
- Dernière mise à jour : 16/06/2026
- Catégorie : Collembole, Fiches informatives
- Famille : Bourletiellidae
Bourletiella hortensis est un collembole globuleux de l’ordre des Symphypleona et de la famille des Bourletiellidae, assez commun dans les pelouses, prairies et chemins. Reconnaissable à sa silhouette arrondie et à sa coloration marron à tête jaune, il mesure entre 0,7 et 1,3 mm. On peut l’observer sur le substrat ou dans les herbes aussi bien en plaine qu’en montagne.
Description de l'espèce
Classification
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Embranchement
Arthropoda
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Sous-Embranchement
Hexapoda
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Classe
Collembola
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Ordre
Symphypleona
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Famille
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Sous-Famille
Bourletiellinae
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Genre
Taille moyenne
Habitat
Origine
Nom scientifique
Synonyme(s) :
Nom vernaculaire
- Collembole des jardins
- Garden springtail (Anglais)
Étymologie
Quelques mots sur ce collembole
Bourletiella hortensis présente un corps globuleux et trapu caractéristique des Symphypleona, avec un grand abdomen très rebondi.
Les adultes atteignent entre 0,7 et 0,85 mm chez le mâle et entre 0,75 et 1,3 mm chez la femelle, ce qui en fait l’une des plus grandes espèces du genre Bourletiella en Europe avec B. viridescens.
La coloration est bleu violacée, généralement plus claire sur la face dorsale, avec des teintes ocres et verdâtre.
La zone dorsale de la tête est orangée, les plaques oculaires sont noires et comptent chacune 8 ocelles. Les segments antennaires sont brun-violet, les pattes et la furca sont violettes.
Les Trichobothria A, B et C du grand abdomen sont disposées en motif linéaire et généralement un S plus clair se distingue, caractéristique souvent mise en avant pour l’espèce mais qui définit plus largement les membres de la famille des Bourletiellidae. On l’observe également chez certains Cassagnaudiella et chez certains Deuterosminthurus.
Morphologie :
Motif :
Couleur dominante :
Couleur secondaire :
Statut identification
Statut de l'espèce
Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.
Détails morphologiques
Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.
L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

Caractéristique de la cuticule
Lisse
La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

Aspect des soies
Fines et courtes
Les soies sont des filaments composés de chitine. Leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie. Certaines soies sont sensitives.

Aspect des ocelles
ocelles noires
Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères importants dans leur identification.
Critères d'identification
L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.
Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.
Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources. Ils restent cependant à interpréter avec prudence.
L’identification sur photographie est possible par la combinaison de la coloration bleu foncé et de marquages ocres, la furcula violette et la taille relativement importante pour le genre mais il y a tout de même des sujets très variables qui posent question. Le genre Bourletiella comptent d’autres espèces pas ou peu illustrées et relativement proche visuellement : Bourletiella viridescens, Bourletiella pistellum et Bourletiella radula.
Dimorphisme chez le mâle et la femelle
Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.
Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.
Photo d'un mâle
Le mâle de Bourletiella hortensis est caractérisé par une couleur bleu sombre, généralement plus claire sur le dos, avec un mélange d’ochre et de vert. On identifie facilement la papille génitale du mâle sous l’abdomen 6 lui même plus allongé et légèrement retroussé. Des soies spécifiques sont parfois visibles sur l’abdomen 6.
Observation de l'espèce
Répartition géographique
Bourletiella hortensis présente une répartition holarctique native centrée sur l’Europe, où elle est commune de la péninsule Ibérique aux pays nordiques, y compris les îles Britanniques, l’Islande et les îles Féroé.
La présence de ce collembole est confirmée sur l’ensemble du territoire métropolitain français par l’INPN. À la faveur des échanges horticoles et commerciaux mondiaux, il est probable qu’elle ait été introduite en Amérique du Nord, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.
L’espèce semble s’être installée durablement dans plusieurs pays éloignées de son aire géographique d’origine ce qui pourrait en faire l’une des espèces de collemboles les plus largement distribuées à l’échelle mondiale (peut-être à mettre en concurrence avec Sminthurus viridis !).
J’ai eu l’occasion d’observer cette espèce dans plusieurs régions de France en plaine ou en montagne. L’espèce occupe généralement le substrat et il n’est pas rare de l’observer en groupe de plusieurs dizaines d’individus sur les pierres et galets des bords de chemin ou sur la végétation rampante.
Ecosystèmes & Substrats
Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.
Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.
Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.
Ecosystème
Substrat de vie
L’espèce fréquente les milieux ouverts à la surface du substrat, sur les rochers et galets mais également sur le feuillage de l’herbe et de la végétation rampante.
Phénologie - Quand observer cette espèce ?
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Note de terrain et conseils photos
Indicateur de rareté
Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.
Formes, Variétés et Sous-espèces
Espèces proches
Plusieurs espèces sont potentiellement confondues avec Bourletiella hortensis. Il est nécessaire de multiplier les prises de vues détaillées et idéalement d’obtenir des images de mâles et femelles en axant des photos détaillées du petit abdomen 5 et 6.
En savoir plus
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Références bibliographiques
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Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org
-
Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436