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Phénologie des collemboles de France

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Dans le monde du vivant, les organismes ont des cycles de vie influencés par les saisons, l’étude de ces cycles s’appelle la phénologie. Les collemboles n’y échappent pas et si certaines espèces s’observent toute l’année, d’autres sont rythmées par les saisons et les changements climatiques de ces périodes qui leur sont plus favorables. Quelles seront les meilleures périodes pour observer la large diversité des collemboles de France ?

Lorsque le temps est trop sec et chaud, certaines espèces vont s’abriter dans la litière du sol et vivre au ralenti en attendant des jours meilleurs. Dans le sens inverse, si le temps est trop humide et/ou trop froid, d’autres espèces attendront des conditions adaptées à leur besoin physiologique. La majorité des collemboles ont besoin d’une forte hygrométrie pour vivre.

Phénologie des collemboles
Document sur la phénologie des collemboles de France, réunissant mes observations depuis décembre 2016

Depuis le début de mes observations en décembre 2016 j’ai noté les dates auxquelles je trouvais les espèces et je les ai regroupé à travers une publication PDF et Google Docs mais également à travers les fiches d’espèces réunies dans la galerie. Les informations sont données à titre indicatif et ne reflètent pas parfaitement la réalité car plusieurs éléments peuvent influencer la phénologie. Les climats et microclimats régionaux (humides, secs, chauds, froids), la photopériode (durée du jour), la topologie et notamment l’altitude vont potentiellement influencer la phénologie des espèces. De plus, pour certaines d’entre elle, je n’ai pu les observer qu’une seule fois loin de chez moi en période de vacances par exemple et il est fort probable que je puisse les trouver sur d’autres mois.

Ces informations permettent de mieux comprendre en premier lieu que les collemboles s’observent toute l’année et pas uniquement en automne comme il est courant de le lire par ailleurs. Simplement, les espèces ne seront pas nécessairement les mêmes au mois de juillet qu’au mois de février. Leur abondance pourra également varier même si l’espèce se rencontre toute l’année. En effet, lorsque les conditions climatiques sont favorables et la nourriture abondante, le taux de reproduction peut exploser et les populations de collemboles peuvent devenir démesurées. C’est dans ce type de configuration que j’ai pu observer des millions (calcul approximatif de 4 millions) de Sminthurides aquaticus sur le bord d’une mare de quelques mètres linéaires. D’autres agrégations sont connues chez les Poduromorpha et ces phénomènes n’ont pas toujours d’explications.

Dans le rectangle dessiné, il y a environ 200 collemboles (superficie estimée: ~ taille 25 mm x 15 mm, soit environ ~ 4 cm²).

Mes observations ont essentiellement eu lieu dans l’Ouest de la France et dans le Sud de la France (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Occitanie, Rhône-Alpes, Provence-Alpes Côtes d’Azur) depuis décembre 2016. La phénologie des espèces sur le site sera mise à jour en fonction de mes futures observations et il sera intéressant de les confronter avec d’autres observateurs et photographes de collemboles. Si vous souhaitez partager vos données, un fichier commun est en cours de réalisation, vous pouvez me contacter. Si vous êtes conservateur d’une zone ou réserve protégée n’hésitez pas à me contacter pour que nous puissions réaliser des observations selon les périodes de l’année.

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