Caprainea marginata f. cinerea
(Schött, H, 1893)
- Fiche publiée le :
- Dernière mise à jour : 21/06/2026
- Catégorie : Collembole, Fiches informatives
- Famille : Sminthuridae
Caprainea marginata f. cinerea est un collembole de l’ordre des Symphypleona et de la famille des Sminthuridae. L’espèce est commune en Europe et sur le pourtour méditerranéen. Elle s’observe en France continentale dans la litière des milieux forestiers, notamment à l’automne. Sa coloration est caractéristique : tête claire (jaune à brune), abdomen fortement rebondi, noir ébène, brillant et les soies sont épaisses et jaune dorées.
Description de l'espèce
Classification
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Embranchement
Arthropoda
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Sous-Embranchement
Hexapoda
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Classe
Collembola
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Ordre
Symphypleona
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Famille
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Sous-Famille
Sminthurinae
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Genre
Taille moyenne
Habitat
Origine
Quelques mots sur ce collembole
Cette forme sombre de Caprainea marginata, nommée cinerea, contraste fortement avec la forme typique de l’espèce, intégralement rose, que vous pouvez découvrir sur sa propre fiche. Une telle variation de couleur est assez déroutante et complique parfois l’identification sur simple photo si l’on ne connaît pas les différentes formes existantes.
L’espèce dans cette forme de couleur sombre peut être confondue avec Allacma gallica et Allacma fusca. Ils s’en distinguent pour le premier par une petite ligne transversale foncée au milieu de la joue, et pour le second par sa coloration uniforme (tête et abdomen) ainsi que par sa grande taille (3,5 mm contre 1,4 mm pour Caprainea marginata).
Pour identifier l’espèce avec plus de certitude, essayez de photographier le collembole en vue dorsale et caudale. L’abdomen est fortement rebondi et brillant avec des soies dorées courtes mais épaisses. Le quatrième segment des antennes (ant. 4) est violet avec des soies épaisses également.
Morphologie :
Motif :
Couleur dominante :
Couleur secondaire :
Statut identification
Statut de l'espèce
Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.
Détails morphologiques
Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.
L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

Caractéristique de la cuticule
Lisse
La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

Aspect des soies
Épaisses et courtes
Les soies sont des filaments composées de chitine. leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie.

Aspect des ocelles
C et D plus petites, ocelles noires
Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères important dans leur identification.
Critères d'identification
L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.
Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.
Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources. Ils restent cependant à interpréter avec prudence.
Dimorphisme chez le mâle et la femelle
Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.
Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.
Photo d'une femelle
Les caractères distinctifs de la femelle ne sont pas parfaitement visible ici. Cette identification est donc à prendre avec précaution. La photo montre simplement, à taille égale, une variation de couleur de la tête et l’absence de papilles génitales aussi marqué que pour le mâle présenté ci-dessus.
Observation de l'espèce
Répartition géographique
L’espèce est largement répartie en Europe et sur le pourtour méditerranéen, et s’étend jusqu’à l’Ouest de l’Asie.
Note personnelle sur sa localisation
Ce collembole est assez facile à rencontrer malgré sa petite taille. Mes observations ont eu lieu dans plusieurs régions dont les Pays-de-la-Loire, la Nouvelle Aquitaine et les Pyrénées-Orientales.
J’observe facilement cette forme sombre cinerea à la surface de la litière du sol en forêt et plus souvent dans les forêts de pin maritime sur le littoral vendéen. Il se confond beaucoup avec les micro escargots et aussi un acarien noir à la morphologie globulaire et également à la cuticule brillante. La forme principal (rose) de Caprainea marginata préfère selon mes observations les forêts de feuillus.
Ecosystèmes & Substrats
Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.
Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.
Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.
Ecosystème
Substrat de vie
La forme sombre semble être plus facile à trouver dans les forêts de conifères où l’espèce s’observe à la surface des aiguilles de pins tombées au sol ou sur les vieilles souches.
Phénologie - Quand observer cette espèce ?
Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce
✓
Mon observation par mois de l'espèce
Jan.
Fév.
Mars
Avr.
Mai
Juin
Juil.
Août
Sept.
Oct.
✓
Nov.
Déc.
Note de terrain et conseils photos
Indicateur de rareté
Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.
Formes, Variétés et Sous-espèces
La forme Caprainea marginata principale présente une coloration rose-rougeâtre très différente. Les deux formes peuvent être rencontrées dans le même environnement.
Caprainea marginata f. echinata est en revanche bien plus proche dans sa forme sombre et peut s’observer également avec la forme cinerea.
Espèces proches
Il y a deux espèces dont l’aspect général est proche et peut créer de la confusion sur les identifications.
Allacma gallica est celui qui présente le plus de similitudes. Toutefois l’espèce est nettement plus grande et la bande transversale sombre au milieu de la joue est un critère permettant la séparation des deux espèces.
Allacma fusca, peut créer des doutes sur la séparation des deux espèces surtout pour les juvéniles mais leur coloration est plus uniforme, brun-marron entre la tête et l’abdomen. Les adultes atteignent 2,5 à 3,5 mm et l’abdomen est plus allongé.
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Crédits & remerciements
Je remercie Frans Janssens Biologiste de l’Université d’Anvers pour son expertise et pour toutes les informations partagées à travers différents médias, permettant ainsi de contribuer à la réalisation de cette fiche informative.
Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2024.
Checklist of the Collembola of the World. http://www.collembola.org
Références bibliographiques
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Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org
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Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436