Triacanthella perfecta
Denis, 1926
- Fiche publiée le :
- Dernière mise à jour : 24/06/2026
- Catégorie : Collembole, Fiches informatives
- Famille : Hypogastruridae
Triacanthella perfecta est un collembole de l’ordre des Poduromorpha, appartenant à la famille des Hypogastruridae. L’espèce présente une belle coloration rose vif qui permet de l’observer facilement à l’œil nu. Sa répartition géographique en France semble se limiter aux massifs montagneux, principalement les Pyrénées et le Massif Central. Le genre Triacanthella interpelle d’ailleurs les scientifiques, qui considèrent ses espèces comme particulièrement propices à l’endémisme en raison de leur inféodation à des niches écologiques très étroites à travers la planète. Ce collembole atteint une taille d’environ 1 à 1,5 mm d’après mes observations de terrain.
Description de l'espèce
Classification
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Embranchement
Arthropoda
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Sous-Embranchement
Hexapoda
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Classe
Collembola
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Ordre
Poduromorpha
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Famille
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Sous-Famille
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Genre
Taille moyenne
Habitat
Origine
Nom scientifique
Synonyme(s) :
Nom vernaculaire
Collembole rose à trois épines (suggestion)
Étymologie
Quelques mots sur ce collembole
Les Poduromorphes se distinguent des autres collemboles par un corps robuste et trapu, allongé, à la cuticule épaisse et plus ou moins granuleuse.
Cette surface cuticulaire, couverte de microstructures plus ou moins granuleuses ou tuberculeuses, est fortement hydrophobe et suggère une bonne résistance à l’abrasion de la litière du sol. Chez Triacanthella perfecta, cette texture est visible mais la cuticule reste peu tuberculeuse.
Ce collembole peut arborer une coloration allant du rose vif au parme, contrastant fortement avec l’environnement dans lequel il est observé.
La couleur vive de cette espèce est ce qui interpelle en premier. On comprend d’ailleurs ce qui a probablement inspiré son descripteur Denis pour lui attribuer l’épithète perfecta.
Il est intéressant de documenter la morphologie par des photos de toutes les faces. Il est à noter que des vues détaillées de la configuration des plaques oculaires, des segments abdominaux en vue latérale et caudale sont importantes pour une identification la plus réaliste que possible de créatures aussi petites sans examen microscopique approfondi.
Morphologie :
Motif :
Couleur dominante :
Couleur secondaire :
Statut identification
Statut de l'espèce
Avertissement : Cette information est donnée à titre indicatif. Les collemboles ne sont pas connus comme des allergènes majeurs pour l’être humain, contrairement aux acariens. En cas de symptômes en milieu naturel humide ou non, d’autres causes comme les acariens, les aoûtats, les moisissures ou la poussière peuvent-être la source. En cas de doute, évitez la manipulation et consultez votre médecin.
Détails morphologiques
Ces visuels génériques illustrent trois caractères morphologiques essentiels pour une première approche de l’identification des collemboles.
L’aspect de la cuticule, des soies et des ocelles varie selon les espèces. Ces critères peuvent être utilisés dans les éléments de filtre du guide d’identification.

Caractéristique de la cuticule
boursoufflée
La cuticule est la fine enveloppe externe qui protège les organes du collemboles. Elle est composée de chitine. Son aspect varie selon les espèces. Pour certaines, la cuticule est lisse, boursouflée ou recouverte d’écailles. Elle est plus ou moins épaisses et présente des facultés hydrophobes.

Aspect des soies
Faible pilosité
Les soies sont des filaments composés de chitine. Leur disposition sur la cuticule contribue à l’identification des collemboles. Le terme souvent employé est la chaetotaxie. Certaines soies sont sensitives.

Aspect des ocelles
ocelles bicolor
Les ocelles (nom masculin) représentent la zone regroupant les ocelli (oeil) des collemboles. Leur taille, disposition et nombre (généralement 8) sont des critères importants dans leur identification.
Critères d'identification
L’identification sur photo de ces petits arthropodes du sol n’est pas toujours fiable, car certaines espèces sont très proches morphologiquement et écologiquement, et la qualité de l’image peut masquer des caractères déterminants.
Pour maximiser les chances d’identification, privilégiez des vues dorsale, latérale et caudale, en veillant à obtenir les segments antennaires le plus nettement possible.
Ci-dessous, voici quelques clés d’identification et points morphologiques à vérifier, recueillis au fil de mes observations ou transmis par d’autres sources. Ils restent cependant à interpréter avec prudence.
Dimorphisme chez le mâle et la femelle
Chez certaines espèces de collemboles, un dimorphisme sexuel peut être observable sur photographie, mais la distinction entre mâle et femelle nécessite parfois un examen sous loupe binoculaire.
Les critères permettant cette différenciation ne sont pas toujours connus et peuvent évoluer au gré des observations des scientifiques et des naturalistes.
Aucunes informations ne peut être illustrées sur la distinction des mâles et des femelles sur cette fiche.
Observation de l'espèce
Répartition géographique
Note personnelle sur sa localisation
J’ai observé cette espèce en sous-bois, au sol et sur une terre humide dans le Cantal (Auvergne).
Ecosystèmes & Substrats
Les collemboles sont abondants dans les premiers centimètres du sol, la litière et la végétation basse, où ils jouent un rôle essentiel en consommant algues et bactéries, contribuant ainsi à l’équilibre des sols.
Ils se rencontrent dans presque tous les biotopes : forêts, jardins, prairies, rochers, milieux aquatiques et même milieux extrêmes.
Chaque espèce présente des préférences écologiques spécifiques quant au substrat, à l’humidité et à la végétation associée.
Ecosystème
Substrat de vie
Phénologie - Quand observer cette espèce ?
Saison(s) propice(s) pour l'observation de l'espèce
✓
Mon observation par mois de l'espèce
Jan.
Fév.
Mars
Avr.
Mai
Juin
Juil.
Août
✓
Sept.
Oct.
Nov.
Déc.
Indicateur de rareté
Cette information est uniquement basée sur mes propres observations et peut varier d’un lieu à un autre et du temps de recherche consacré dans un biotope en particulier. De nombreux facteurs peuvent rentrer en compte.
Formes, Variétés et Sous-espèces
Espèces proches
Plusieurs espèces peuvent présenter cette même coloration rose vif à gris-rosâtre au sein des Hypogastruridae mais également au sein des Neanuridae.
Pour cette première famille, le genre Ceratophysella compte des espèces à l’allure proche mais elles possèdent seulement deux épines sur le segment abdominal (abd.6) et généralement plus grandes. La coloration n’est pas aussi franche mais ce détail est à prendre avec prudence.
Du côté des Neanuridae, Brachystomella parvula présente une coloration variable du rose au violet mais se distingue par la structure de la plaque oculaire peu contrastée, généralement colorée de la couleur du spécimen. La disposition des ocelles au nombre de 8 (5 visibles en partie antérieure et 3 visibles en partie postérieure). L’absence des épines anales sur le dernier segment abdominal (abd. 6) est également un critère notable pour le différencier de Triacanthella perfecta.
Ceratophysella sp. Juvénile (groupe armata)
En savoir plus
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Crédits & remerciements
Je remercie Frans Janssens Biologiste de l’Université d’Anvers pour son expertise et pour toutes les informations partagées à travers différents médias, permettant ainsi de contribuer à la réalisation de cette fiche informative.
Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2024.
Checklist of the Collembola of the World. http://www.collembola.org
Références bibliographiques
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Checklist of the Collembola of the World. Bellinger, P.F., Christiansen, K.A. & Janssens, F. 1996-2019. http://www.collembola.org
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Catalogue des collemboles de France J-M. Thibaud Zoosystema Vol. 39, Issue 3 (Sep 2017), pg(s) 297-436